Musée Jacquemart-André : Caravage à Rome amis et ennemis du 21/09/2018 au 28/01/2019
peinture
158 boulevard Haussmann
Métro Miromesnil


À l’automne 2018, l’Institut de France et Culturespaces organisent au Musée Jacquemart-André, pour la première fois à Paris, une exposition consacrée à Caravage (1571–1610), figure emblématique de la peinture européenne du XVIIe siècle. Pour cet événement unique, 9 chefs-d’œuvre de l’artiste seront réunis en France à titre exceptionnel.


Un artiste hors du commun au cœur de la scène artistique romaine

Né en 1571, Michelangelo Merisi, dit Caravage, va révolutionner la peinture italienne du XVIIe siècle par son usage novateur du clair-obscur. L’exposition sera consacrée à la carrière romaine de Caravage et au milieu artistique dans lequel il a évolué : comme les études les plus récentes l’ont montré, le peintre entretenait des relations étroites avec les cercles intellectuels romains de l’époque. L’exposition s’intéressera ainsi aux rapports de Caravage avec les collectionneurs et les artistes, mais aussi avec les poètes et les érudits de son temps. Il s’agira tout d’abord d’évoquer la vie à Rome au début du XVIIe siècle en montrant l’activité des grands ateliers dans lesquels Caravage fait ses premières armes.


C’est aussi durant cette période qu’il fait des rencontres déterminantes pour sa carrière, celles du marquis Giustiniani (1564–1637) et du cardinal Francesco Maria Del Monte (1549–1627) qui deviennent deux de ses mécènes et lui adressent de nombreuses commandes. Outre les amis et les soutiens de Caravage, l’exposition s’attachera à présenter ses ennemis et rivaux. Caravage, qui ne voulait pas être imité et qui le fut pourtant malgré lui, s’est souvent opposé à ses contemporains, à l’occasion de discussions, de procès et même de rixes. Sa carrière romaine s’achève en 1606, quand, au cours d’un duel, Caravage tue Ranuccio Tomassoni. Condamné à mort suite à cette rixe fatale, Caravage est contraint à l’exil mais ses plus fidèles protecteurs continuent à s’intéresser de son destin.


Une exposition événement


Provenant des plus grands musées italiens, tels que la Galleria Nazionale d’Arte Antica di Roma - Palazzo Barberini, la Galleria Borghese et les Musei Capitolini de Rome, ainsi que de la Pinacoteca di Brera de Milan, les Musei di Strada Nuova de Gênes, le Museo Civico Ala Ponzone de Crémone, sans oublier le prestigieux prêt du Joueur de Luth (1595-1596) du Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, présenté en France pour la première fois, neuf originaux de Caravage permettront de retracer la carrière romaine de l’artiste, de 1592 jusqu’à sa fuite en 1606. Elles dialogueront avec les œuvres d’illustres contemporains, comme le Cavalier d’Arpin, Annibal Carrache, Orazio Gentileschi, Giovanni Baglione ou Jusepe de Ribera, afin de rendre compte de l’effervescence artistique qui régnait alors dans la ville éternelle autour de la révolution artistique initiée par Caravage. -